Les armes d'honneur,

puis de Saint-Georges

Vers un rattachement des armes de récompense à l'ordre de Saint-Georges

Arme d'or, cinquième classe de l'ordre de Saint-Georges

Il existe une affinité naturelle entre les armes de récompenses et l'ordre de Saint-Georges, les deux systèmes de récompenses sont décernés pour le même genre d'actions, et ils bénéficient d'une très haute estime dans la société. En reconnaissance de cet état de fait et à l'occasion du jubilé du centième anniversaire de la création de l'ordre de Saint-Georges, un décret spécial du 1er septembre 1869, décide qu'à partir de cette date, tous les récipiendaires d'armes de récompenses à garde d'or, doivent être considérés comme des chevaliers de l'ordre de Saint-Georges, leur récompenses étant placées immédiatement après la 4e classe de l'ordre. Ce décret n'est pas autrement surprenant.

En effet, les titulaires d'armes de récompenses bénéficiaient de plusieurs avantages en rapport avec l'ordre de Saint-Georges. Quand la 4e classe de l'ordre était encore remise pour "longs services", le titulaires d'une arme de récompense avait une réduction du nombre d'années nécessaires pour l'obtention de cette décoration de service. Depuis 1855, le récipiendaire portait une dragonne de Saint-Georges sur son arme d'honneur en or, partir de 1859, il pouvait continuer à porter l'uniforme après sa démobilisation, même s'il n'était arrivé au terme de son contrat (auparavant seuls les chevaliers de Saint-Georges y étaient autorisés) (1).

Un titulaire d'arme de récompense, au même titre qu'un chevalier de Saint-Georges ne faisait l'objet d'aucune déduction sur son argent. Pour le centenaire de l'ordre, le nombre des titulaires d'épées de récompense se montait à 3 546, dont 162 avec diamants (2).

Notes

(1) DUROV (Valery), The orders of Russia, Moscou, 1993, "Voskresnie", ISBN 5-88528-019-3, 160 p., p.77.

(2) DUROV (Valery), The orders of Russia, Moscou, 1993, "Voskresnie", ISBN 5-88528-019-3, 160 p., p.80.



© Nicolas Botta-Kouznetzoff 1997 - 2006