Les armes d'honneur,

puis de Saint-Georges

Les officielles "armes de Saint-Georges"

La guerre mondiale de 1914-1917

Dans l'histoire de cette guerre, plusieurs types de décorations pouvaient rivaliser les armes de Saint-Georges, à la fois du point de vue du prestige, ainsi que par les nombres des récipiendaires.

Incidemment, l'ordre de Saint-Georges était quelquefois décerné à titre posthume, bien que cela n'était pas envisager dans ses statuts. Des armes de Saint-Georges furent décernées à titre posthume 57 fois dans la seule année 1915.

L'un des dernière épée avec diamants fut remise au grand-duc Nicolas Nicolaïevitch, commandant en chef des armées russes, le 12 avril 1915 avec l'inscription "Pour la libération du cour de la Russie" (1).

Dans la seule année des hostilités, de janvier à décembre 1916, 2 005 armes de Saint-Georges furent décernées, dont trois enrichies de diamants. Parmi les derniers, on trouve le général Broussilov, décoré pour sa célèbre percée sur le front Sud-Ouest. La légende de son épée indique "Pour avoir défait les armées austro-hongroises en Volhynie, Bukovine et Galicie les 22-25 mai 1916".

Occasionnellement, par un simple décret on pouvait décorer par douzaine, des armes de Saint-Georges. Ainsi on pu attribuer 5 mars 1916, 162 armes à des officiers héroïques (2). Pendant cette période on pouvait recevoir une épée de Saint-Georges, puis la 4e classe de l'ordre, mais l'inverses était également possible (3).

Notes

(1) (3) GOROKHOFF (Gérard), Gazette des armes n° 140, avril 1985, p. 24.

(2) DUROV (Valery), The orders of Russia, Moscou, 1993, "Voskresnie", ISBN 5-88528-019-3, 160 p., p. 86.



© Nicolas Botta-Kouznetzoff 1997 - 2006