Médaille "Pour Bravoure", puis
"de Saint-Georges"

Médailles "Pour Bravoure"

Vers la création d'une récompense "pour bravoure" officielle

Dès l'époque des guerres du Caucase du milieu du XVIIIe siècle, en passant par la guerre de Crimée et jusqu'à la guerre russo-turque de 1877-78, les autochtones qui servaient dans des troupes irrégulières engagées sur ces théâtres d'opération étaient décorés de médailles "pour bravoure" d'or ou d'argent et de deux tailles différentes.

Les grandes médailles se portaient en sautoir, les petites à la boutonnière. Des médailles semblables étaient utilisées pour décorer des personnes civiles.

De 1853 à 1856, 68 petites médailles d'argent "pour bravoure" ont été décernées à des citadins, paysans, ainsi qu'à 24 volontaires grecs (1).

Le major de Yeisk fut décoré d'une grande médaille d'or pour "la façon efficace avec laquelle il avait porté secours aux invalides sous le feu ennemi, lors du bombardement de la ville par l'escadre franco-anglaise" lors de la guerre de Crimée. Le pilote senior du port de Narva a été décoré d'une médaille d'argent "pour bravoure", pour "avoir repoussé avec succès une attaque ennemie sur une position fortifiée dans l'estuaire de la rivière Narova, le 6 juin 1855.
Notes

(1) DUROV (Valery), The orders of Russia, Moscou, 1993, "Voskresnie", ISBN 5-88528-019-3, 160 p., p. 61.


© Nicolas Botta-Kouznetzoff 1997 - 2006