Ordre de Saint-Georges pour officiers

Création de l'ordre

Le choix de Saint-Georges

Le choix de ce saint n'est pas un hasard, et cela à plusieurs titres.

Icône russe du début du XVIIe, intitulée : Le miracle de Georges sur le serpent. © Musée d'État russe de l'histoire des religions - Photographe L.B. Bogdanov.

La Russie a hérité du culte de Saint-Georges avec la christianisation. Au début du XIe siècle, le premier souverain russe à avoir adopté Georges comme second nom baptismal, est Iaroslav le Sage (le brave). En 1036, ayant mis en déroute les nomades Petchenègues, il fonda un monastère à Kiev dédié à son Saint Patron. Le monastère fut consacré, le 26 novembre, date qui devint plus tard, le jour de la fondation et fête de l'ordre de Saint-Georges (alors que la fête de Saint-Georges est en réalité le 23 avril, jour de son exécution) (1).

Saint-Georges, fut associé dans le peuple russe à l'idée d'exploit guerrier au nom de la victoire sur le mal. Il est considéré comme le défenseur des armées russes et comme le symbole de la gloire militaire, surnommé Pobedanostsev "celui qui apporte la victoire".

Le prince Dimitri Donskoï a proclamé Georges Pobedanostsev, Georges-le-vitorieux, protecteur / patron de Moscou et a introduit sa représentation dans les armoiries d'État (de Moscou).

Cet ordre, comme ceux de plusieurs autres nations, fut nommé en l'honneur de Saint-Georges qui était vénéré à la fois par l'église grecque et romaine. Il existe un ordre de Saint Georges de Bavière, de Hanovre, et du royaume de Roumanie. A l'heure actuelle ce nom est honoré dans les ordres britanniques de Saint-Michel et de Saint-Georges et la George-Cross et médaille pour bravoure civile. Il fut fait Saint Patron de l'ordre britannique de la Jarretière par le roi Édouard III en 1348 (2).

Notes

(1) DUROV (Valery), The orders of Russia, Moscou, 1993, "Voskresnie", ISBN 5-88528-019-3, 160 p., p 36.

(2) WERLICH (Robert), Russian orders, decorations and medals, including those of Imperial Russia ; the Provisional Government, the Civil War et the Soviet Union, Quaker Press, Washington, D.C., 1981, 2eme édition, 160 p., pp 11-12.


© Nicolas Botta-Kouznetzoff 1997 - 2006