Ordre de Saint-Georges pour officiers

Création de l'ordre

Saint-Georges et le dragon / serpent

Icône russe de Novgorod du début du XVIe, intitulée : Le miracle de Georges sur le serpent. © Musée d'État russe de l'histoire des religions - Photographe L.B. Bogdanov.

On parle souvent de Saint-Georges terrassant un dragon. Le dragon, animal fabuleux, héros maléfique ou biensaisant, objet de culte, de terreur sacré ou de lutte acharnée, prend une multitude forme.

Le dragon dans le bestaire de l'héraldique russe bénéficie plutôt d'une connotation positive, le royaume de Kazan à n'a-t-il pas pour armoiries un type de dragon. Il ne faut pas oublier que la Russie a été pendant longtemps sous l'influence de la Horde d'Or, dans le bestiaire duquel le dragon tient une place de tout premier choix.

Aussi en Russie, Saint-Georges terrasse-t-il un serpent, le plus simple des dragons. Une confusion peut se produire dans la mesure où tous les deux (dragon et serpent) sont des bêtes ailées et pattées. Cette subtilité est souvent négligée d'où une confusion (1).

Icône russe du début du XVIIIe, © Musée d'État russe de l'histoire des religions - Photographe L.B. Bogdanov.

Le christiansime a intégré cette peur du dragon, en transformant sa signification. Il devint le symbole de tout ce qui est opposé au christianisme, symbole de la barbarie, de la Bête maléfique, incarnation de Satan.

Aussi voit-on sur certaines icônes russes, Saint-Georges terrassant, un Tatar, ennemi de la foi orthodoxe.

Notes

(1) DUROV (Valery), The orders of Russia, Moscou, 1993, "Voskresnie", ISBN 5-88528-019-3, 160 p., p 37.


© Nicolas Botta-Kouznetzoff 1997 - 2006