Ordre de Saint-Georges pour officiers

Création de l'ordre

Particularités concernant la croix

L'ordre est l'un des rares ordres russes à ne jamais avoir été décerné avec diamants. Il est également le seul ordre qui ne porte jamais de glaives. Le centre de l'avers présente Saint-Georges au figuré, cavalier face à droite.

Avec l'aimable autorisation du directeur de la salle des ventes © Hermann-historica

Certains auteurs avancent que les initiales I et C figurant au revers de la croix correspondent aux initiales de la fondatrice de l'ordre, dès 1873 (1) et après 1913 (2).
De 1816 à 1855, l'avers (et de temps en temps le revers) de la croix de 4e classe peut porter sur les branches horizontale un chiffre sur la branche gauche, des abrégés en cyrilique sur la branche gauche. Les inscriptions sont suivantes :

"25 ans" pour un officier de l'armée (ou un aumônier ?), et à partir de 1833 ayant participé à moins une bataille (3).

De 1816 à 1855, l'avers (et de temps en temps le revers) de la croix de 4e classe peut porter sur les branches horizontale un chiffre sur la branche gauche, des abrégés en cyrilique sur la branche gauche. Les inscriptions sont suivantes :

"18 campagnes" pour un officier de marine qui a fait au moins 18 voyages en haute mer et qui a participé à au moins une bataille navale (3) (5).

Ci-contre avers d'une croix de 4e classe avec l'inscription "18 campagnes" datant des années 1840.

De 1816 à 1855, l'avers (et de temps en temps le revers) de la croix de 4e classe peut porter sur les branches horizontale un chiffre sur la branche gauche, des abrégés en cyrilique sur la branche gauche. Les inscriptions sont suivantes :

"20 campagnes" pour un officier de marine qui a fait au moins 20 voyages en haute mer sans aucune participation à une bataille (3) (5).

Ci-contre avers d'une croix de 4e classe avec l'inscription "20 campagnes" datant des années 1840.

Le fond de l'avers du médaillon central, initiallement rose, devient rouge vers 1830 (4). Vers la fin du XIXe siècle, on peut trouver des représentations de Saint-Georges contourné, afin de répondre aux normes héraldiques en vigueur alors en Europe, c'est à dire avec le cavalier face à gauche.
A partir de 1844, quand la décoration était remise à un non chrétien, la représentation du saint (à l'avers) et les monogrammes (au revers) étaient remplacés par une aigle impériale éployée noire. Le fonds peut être d'or ou émaillé (l'auteur a vu un exemplaire rose).
Vers la fin du XIXe siècle (probablement à l'époque de la guerre russo-turque de 1877-1878), et durant le début du XXe siècle, le fonds émaillé rouge de l'avers est légerement modifié, des rayons apparaisant derrière Saint-Georges.
Pendant la première guerre mondiale (dès 1915) et afin de faire face à la pénurie de matérieux précieux (or, argent), et de répondre à une augmentation importante des récipiendaires, des croix de facture plus grossière sont réalisées. L'or et l'argent (parfois utilisé) sont définitivement remplacés par du bronze. Le centre est peint et non plus émaillé.
Notes

(1) D'AMADE (A.), Légion d'Honneur, médailles militaires ou commémoratives, décorations et ordres étrangers, résumé historique et recueil de documents officiels relatifs à ces diverses institutions, Nice, 1873, 498 p., p 313.
(2) SOUYRIS-ROLLAND (André), Guide des ordres, décorations et médailles militaires françaises et étrangères 1814-1963, Public-Réalisations (Préal), Paris, 4e éditions, 1991, 135 p., p 37.
(3) WERLICH (Robert), Russian orders, decorations and medals, including those of Imperial Russia ; the Provisional Government, the Civil War et the Soviet Union, Quaker Press, Washington, D.C., 1981, 2eme édition, 160 p., illustration p 13.
(4) Catalogue de vente Sotheby's, London, 1988, ref : 64, illustration p. 15, pp 13-17.
(5) LOSSKY (Boris), ouvrage collectif sous la direction de, Pinakotheke n°5 - mai 1998, Moscou, 1998, 136 pages, nombreuses illustration en couleurs et N&B, p. 93.


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