Ordre de Saint-Georges pour officiers

Évolutions et modifications de l'ordre

Les statuts de 1913

Statuts de l'ordre de Saint-Georges de 1913. A l'avers, remarquez les monogrammes de Catherine II (la fondatrice de l'ordre), de Nicolas I et Nicolas II (les deux reformateurs de l'ordre) figurant sur une réplique de la plaque de l'ordre, le tout posé sur un sautoir aux couleurs du ruban de l'ordre. Au revers (pour voir le revers passez le pointeur sur l'image ci-dessus), remarquez les petites armoiries de l'empire russe (dont le Saint-Georges a été tourné afin de répondre aux normes héraldiques du reste de l'Europe) posées sur un sautoir aux couleurs du ruban de l'ordre. © The Moscow Kremlin State Historical and Cultural Museum-Monument.

La troisième et dernière révision des statuts de l'ordre en 1913 est intéressante. Prenons quelques points (1).

1°) L'ordre de Saint-Georges devait être porté par tous les récipiendaires tout le temps, avec les insignes et ruban du moment.

2°) Le chevalier doit s'élever à force de travail, peu importe l'acte de bravoure, il commence avec la 4e et la plus basse des classes. Si un officier reçoit une classe supérieure à celle qu'il possède déjà , les insignes des classes inférieures sont portés avec l'insigne de la classe la plus importante. Jusque en 1913, l'ordre pouvait être décerné dans n'importe quelle classe à la discrétion de l'empereur.

Port obligatoire de toutes les classes obtenues dans l'ordre
4e classe
3e et 4e classe
2e,3e et 4e classe
1re, 2e, 3e et 4e classe

3°) La 3e classe ne pouvait être décernée qu'aux officiers doyens d'état-major ou équivalent.

4°) Les officiers proposés pour l'ordre devaient être recommandés par un officier doyen dans la limite des deux mois suivant "l'acte de courage". Si l'officier doyen présente les faits sous un faux jour, celui-ci peut-être traîné en cour martiale. Cela est également valable pour collusion ou favoritisme.

5°) L'approbation de la 4e et la 3e classe doit être autorisée par un Conseil de Saint-Georges regroupant pas moins de 7 membres de l'ordre attachés aux officiers d'armée ou de corps, et choisi préférablement dans différentes branches de service. Si 7 membres ne peuvent être assemblés, la recommandation était envoyée au Conseil permanent de Saint-Georges à Saint-Petersbourg.

6°) La 1re et 2e classe ne pouvaient être décernées que par l'empereur.

7°) Les récipiendaires recevaient une promotion dans leur carrière de leur choix mais seulement une fois et après un temps de service spécifique. Les officiers juniors, après une année, les lieutenants doyens et capitaines juniors après trois ans, les officiers d'état-major après une année, les officiers doyens après quatre ans.

8°) Aucun membre de l'ordre de n'importe quelle classe ne peut-être forcé à se retirer.

9°) Les noms des chevaliers continuent a être gravés dans la salle de Saint-Georges dans le grand palais du Kremlin à Moscou [en savoir plus] où des plaques sont installées ainsi que dans tous les établissements d'éducation des officiers diplômés.

10°) Il n'y a pas de frais d'admission dans l'ordre, mais les pensions étaient limitées comme suit :

  • 6 pensions dans la 1re classe de 1000 roubles par an.
  • 8 pensions dans la 2e classe de 400 roubles par an.
  • 30 pensions dans la 2e classe de 200 roubles par an.
  • 372 pensions dans la 4e classe de 150 roubles par an.
Notes

(1) WERLICH (Robert), Russian orders, decorations and medals, including those of Imperial Russia ; the Provisional Government, the Civil War et the Soviet Union, Quaker Press, Washington, D.C., 1981, 2eme édition, 160 p., p 11.


© Nicolas Botta-Kouznetzoff 1997 - 2006