Insignes de distinctions et croix de l'ordre militaire de Saint-Georges de Russie pour les sous-officiers, soldats et marins

Croix de l'ordre de Saint-Georges de 1913 à 1917

Descriptions de l'insigne et de son ruban

Croix à quatre branches pattées, d'or pour les premières et secondes classes, d'argent pour les troisième et quatrième classe. L'avers porte en son centre un médaillon représentant Saint-Georges à cheval terrassant le serpent / dragon. Les ruban de suspension des 3" classe (d'argent) et des 1re classe (d'or) portent en surcharges un ruban horizontal.

Le revers porte en son centre un médaillon représentant les initiales cyrilliques de Saint-Georges (1). La branche inférieure porte l'indication de la classe depuis 1856, les branches latérales portent le numéro d'enregistrement du récipiendaire. La branche supérieure porte le signe "1/M" quand le nombre de récipiendaire de la 4e classe dépasse le million. Le changement de teneur en métaux précieux des croix pendant la première guerre mondiale est indiqué par des marques complèmentaires. Le module est de 3,2 cm.

Une variante de croix de Saint-Georges non attribuée se compose de trois pièces, une croix évidée, remplie de cire rouge, un médaillon pour chaque face. La seule inscription visible est le mot "classe" sur la branche inférieure. Ainsi une croix décernée pour un des deux couples : première / seconde classe, ou troisième / quatrième classe (2).

Depuis 1807, on utilise le ruban de l'ordre de Saint-Georges, c'est à dire orange à trois bandes noires régulièrement espacées mais laissant un fin liseré orange de chaque côté du ruban, qui varie de 2,5 cm à 2,8 cm. Afin de différencier visuellement les premières et les troisièmes classes, des secondes et quatrièmes classe, on place au dessus des croix un ruban horizontal (système de la bouffette de la cocarde puis de la rosette française) (3). La façon de monter le ruban change, pendante à un simple ruban "à la française" (65) au début, le montage se fait ensuite "à la slave".

Notes

(1) Bien que certains auteurs avencent le fait qu'à partir de 1913 (in Mathis, Croix et médailles de guerre, 1914-1918, p. 23.), les initiales deviennent I.C. celles de la fondatrice de l'ordre de Saint-Georges (in Souyris-Rolland, Guide des ordres, décorations..., p. 37).

(2) JACQUIJ (Philippe), "Décorations impériales russes, croix et médailles de Saint-Georges", in Armes-Militaria-Informations (A.M.I.), n°6, février 1990, pp 57-59, illustration p. 58.

(3) JACQUIJ (Philippe), "Décorations impériales russes, croix et médailles de Saint-Georges", in Armes-Militaria-Informations (A.M.I.), n°6, février 1990, pp 57-59, p. 57.


© Nicolas Botta-Kouznetzoff 1997 - 2006